Aller au contenu
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies notamment pour réaliser des statistiques de visites afin d’optimiser la fonctionnalité du site.
Des mondes de musiques

 En lisant avec gourmandise les articles de 5planètes.com, vous pouvez écouter Canal Breizh, en cliquant sur le logo.

Dominique Maroutian

Un « historique » fait son show

Comment vous aimez le folk (Dit : musiques du monde aujourd’hui) Et vous ne connaissez pas Dominique Maroutian, son banjo ses contes et ses chansons ? Et bien sceance de rattrapage obligatoire et surtout recommandée :  il organise le 14 janvier 2018 à La mission bretonne 22 rue Delambre, Paris XIV° à 19 h 30, un enregistrement public de ses oeuvres pour la plupart inédits.

Petit Bio d’un personnage important dans cette histoire encore non écrite du revivalisme des musiques d’en France et d’ailleurs.

Dominique Maroutian est né en 1946 de parents comédiens. Son enfance est bercée par les chansons et les histoires que sa mère et sa grand-mère lui racontent et lui chantent. Tout jeune, il court les radio-crochets, sa voix d’enfant lui vaut quelques succès. Il entre à l’école normale d’instituteurs de Paris en 1962. Là, un ami, de retour d’un voyage en Angleterre, lui rapporte trois disques et deux bouquins. Les disques sont ceux de Pete Seeger, Bob Dylan et Joan Baez, les bouquins s’intitulent « How to play the five string banjo » de Pete Seeger et « The Folksinger’s Guitar Guide » de Jerry Silverman et Pete Seeger. Dès lors, son destin musical est scellé. En 1965, il achète sa première guitare et fonde un groupe « Les Easy Dodgers », prononcé redoutablement « Les Zizis dodgeurz ». A l’occasion d’un concert, il rencontre Ben (Jacques Benhaïm) qui l’invite à venir au Hootenanny de Lionel Rocheman. Là, au cours des années 66 à 68, il croise, Steve Waring, Roger Mason, Alan Stivell et surtout John Wright, Catherine Perrier, Jean-François Dutertre , Jean-Lou Baly et Christian Leroi-Gourhan.

De gauche à droite : Dominique Maroutian, Jean-François Dutertre, Emmanuelle Parrenin... Photo D. Lemaire

Peu après, après dissolution des improbables « Easy Dodgers » il rejoint l’Incredibly Strong Band où se côtoient John, Catherine, Ben, Jean-François, Jean Lou, et Jean-Pierre Morieux. En 1968, avec tous ceux là et Tran Quang Hai, il fait partie des fondateurs du Bourdon « premier folk club de France » et achète son premier banjo. Peu à peu, il délaisse un répertoire purement anglophone pour se diriger vers des chansons québécoises ou cajuns. Toujours à la recherche d’un compromis entre ses premières amours folk américaines et une expression francophone, il écrit ses premiers textes en adaptant une chanson de Doc Watson « Everyday Dirt » ainsi que des histoires de Pete Seeger « Abiyoyo » et « The Foolish Frog ».
Il participe, comme accompagnateur au banjo, à la guitare ou à l’autoharpe à plusieurs enregistrements de la série « Instrumental » du Chant du Monde ainsi qu’à diverses réalisations de ses amis du Bourdon.
Durant « les années folk » alors que ses compagnons des premières heures se professionnalisent, il reste un amateur et se produit ici ou là dans les folk clubs ou MJC.
En 1992, après audition, il est engagé au Lapin Agile où il se produira régulièrement durant sept ans.
En 2012, il organise une réunion de retrouvailles des vieux folkeux, où présidait plus la joie de se retrouver que la nostalgie des années de jeunesse. Ces retrouvailles seront renouvelées en 2013, 2014 puis 2017 lors d’un « hommage joyeux » à John et Jean-François récemment disparus.

On peut trouver en version texte ses inédits et quelques vidéos sur sa page Facebook.

https://www.facebook.com/dominique.maroutian