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Des mondes de musiques

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Debbie « la Bolduc » Lynch-White

Un long métrage pour une incroyable artiste québecoise

Philippe Krümm

"J’suis une femme de renom , et je compose mes chansons, veuillez m’excuser car c’est pour vous amuser ..."

Il est certain qu’en France, la Bolduc, peu de personnes connaissent cette femme formidable, cette auteure compositrice unique. Malgré le disque que nous avions sorti en France sur cette grande artiste québécoise en 1994 chez Silex, il y eu peu de résonnance. Dans l’hexagone la seule journaliste à parler de la Bolduc fut à de nombreuses reprises Hélène Hazera.

Au Québec en 2018, enfin, un film sort sur les grands écrans : La Bolduc.

 

Il y a vraiment des choses curieuses en ce bas monde, apprenant qu’un film c’était tourné sur la Bolduc, je décidais d’appeler la production pour rencontrer le réalisateur et le compositeur pour un interview…Malgré des coups de téléphone (nombreux) et des envoies de mails. Aucune réponse ! Les messieurs furent invisibles. Toujours étonnant ce genre de réaction ! Pourquoi faites vous un film messieurs si vous ne voulez pas en parler ?

Par contre, on m’avait dit « Pour l’actrice principale laisse tomber. Maintenant, chez nous, c’est une grande vedette de la télé et du théâtre. Ce sera impossible de la rencontrer. "Deux mails et un échange téléphonique plus tard un rendez vous est pris le Jeudi 4 janvier 2018.

Et me voilà en face de Debbie Lynch-White, au Café Le Placard 2129 Mont Royal East à Montréal - Je vous le recommande. Un chouette endroit pour rencontrer des amis ou pour travailler tranquillement – Mais là ! Je suis en face de la Bolduc !!!! Rencontre avec une jeune femme à l’enthousiasme contagieux et au talent lumineux.

Comment rentre-t-on dans la vie d’une telle femme ?

Dés le début on se dit : « Je ne vais pas faire une imitation de la Bolduc. La Bolduc il y en a qu'une et ce n’est pas moi.

Elle a existé avant moi. »

La Bolduc et son violon - Photo DR

Tu la connaissais avant que l’on te fasse cette proposition ?

Je connaissais quelques unes de ses chansons. Son nom m’était familier. Je savais un de ses airs célèbres : « Le bouton sur le bout de la langue ». Le jour de l’an et dans nos veillées, on écoutait tous ses grands classiques. Mais ils étaient difficiles à chanter à cause du souffle.

Je connaissais donc ses grands succès. Ma famille vient du nouveau Brunswick. La Bolduc est bien connue là bas, mais je ne savais rien d’autre d’elle, surtout pas sur sa vie personnelle. Et encore moins sur son immense répertoire. C’était bien loin de ma génération. En fait je ne savais pas grand chose d’elle.

Et comment te retrouves tu à incarner Marie Travers ?

J’allais auditionner chez Lucie Robitaille - Une agent de casting très renommée chez nous - Pour un petit rôle dans un film avec Thierry l’Hermite. Le beau Thierry l’Hermite venait faire un film ici ! Juste avant mon audition on se croise, et elle me dit « J’ai une grosse option, un premier rôle qui arrive pour toi : la Bolduc ! C’était juste avant mon audition donc c’est certain que mon petit rôle je ne l’ai pas eu. J’étais déjà ailleurs.

En repartant, elle m’a donné deux chansons à préparer pour l’audition. Et elle me dit qu’elle va m’envoyer mes scènes. A partir de ce moment je me prépare pour cette audition qui devait durer deux heures ! Ce qui n’arrive jamais. Une audition d’habitude cela dure 15 mn. Chose étrange je n’avais croisé personne d’autre en arrivant au casting.

J'ai senti immédiatement que le réalisateur me testait. J’ai une jeune carrière et je pense qu’il voulait voir si j’avais les reins assez solides pour endosser un tel rôle. Si j’étais capable d’incarner ce genre de personnage. J’avais vraiment travaillé avant de voir le réalisateur. J’ai une carrière encore courte, mais avec de beaux rôles très variés à la télévision et au théâtre. Je touche du bois. Je ne peux pas me plaindre. J’adore ce métier. C’est là que je me sens bien, mais je n’avais jamais eu un premier rôle au cinéma.

Donc je sentais qu’il me testait sur plein de choses, mais à la fin, il ne m’avait même pas demandé mes chansons !!! J’étais étonné. Je les avais travaillé. J’avais pris une coach vocal, surtout pour maitriser en si peu de temps la turlutte. Je n’étais pas capable d’improviser une turlutte. J’ai essayé avec ma prof d’être au plus prés du style de la Bolduc et pour moi je m’était préparée pour porter mon coup final à l’audition.

 

 

Partitions de travail de Debbie Lynch-White pour son rôle de la Bolduc ( avec l'aimable autorisation de Debbie Lynch-White)

Je chante depuis longtemps. J’aime beaucoup la musique alors j’avais hâte de présenter mes deux chansons. C’était la partie ou j’étais le plus en confiance. Et donc je les interpelle « Et il n’y avait pas de chansons à préparer ? » « T’as fait ça ? » Me dit le réalisateur  « Ben oui ! » « Alors vas y ! ». Je les ai chantées à capella, face camera.

J’avais porté le coup de grâce. Je l’ai senti reculer sur son banc… « Ok ! Je l’ai » Pensais je.

Mais après cela j’ai appris que j’étais la seule à auditionner. Il me voulait vraiment. Puis j’ai attendu deux ans. C’est le temps qu’il leur a fallut pour avoir tout le financement.

Pendant ce temps j’ai travaillé le rôle en faisant des recherches sur la Bolduc. Je suis allée en Gaspésie à Newport en Gaspésie au musée de la Bolduc qui est malheureusement fermé aujourd’hui. J’ai rencontré des membres de sa famille dont sa fille Fernande. J’ai écouté tout son répertoire. C’était une femme incroyable. Faire tout ce qu’elle a fait dans une période comme cela. Mais elle a eu vraiment le mauvais revers de la médaille face à son vedettariat.

Ce n’était pas évident avec son mari qui soudainement ne pouvait plus subvenir à sa famille, convalescent d’une grosse opération chez le dentiste qui avait mal tournée. C’est elle qui faisait vivre sa famille. C’était mal vu à cette époque, c'était insupportable pour son mari malade qui tomba dans l’alcool. Sa fille ainée se trouve alors à faire la femme de la maison, très souvent, quand la Bolduc est partie. Mary Travers ne se doutait pas de ce qu’elle allait déclencher. Elle essayait juste de vivre et de faire vivre sa famille au jour le jour.

Elle avait vraiment du plaisir à composer et à chanter. Là ou cette femme est intéressante et où cela reflète vraiment bien notre Québec de l’époque et toujours nos valeurs québécoises. C’est que ce qu’elle a fait en partie par nécessité. Elle le fait parce que son mari ne peut plus travailler, parce qu’il fallait faire manger ses enfants et son mari sans job.

Elle a remplacé au pied levé, à la soirée du bon vieux temps, un violoneux qui était tombé malade. C’est parti comme ça. J’aime cet aspect la. À cette époque les femmes n’avaient pas le luxe et la possibilité de se dire « Tiens, je vais partir à être musicienne et chanteuse. » Ça dessine toute la femme qu’elle était, à la fois très timide et très fonceuse. Une bonne vivante généreuse. Dans ses chansons elle avait un sens du « punch » incroyable, puis un engagement social très fort dans certaines chansons.

Il y en a même une qui a été bannis : « Si je pouvais tenir Hitler » Elle ne fut jamais enregistrée. (Ndlr : Il existe trois versions de cette chanson dont une manuscrite de la main de la Bolduc.)

Extrait : Si je pouvais tenir Hitler (1939)

« Si je pouvais m’enrôler

Pour aller soigner les soldats

J’m’en irais dans les tranchées

Pour trouver ce Hitler-là

Je mettrais le feu dans sa moustache

Il passerait un mauvais quart d’heure

J’emplirais la bouche de ouate

Je lui mettrais les yeux au beurre »-

C’était un texte assez violent. Elle prenait vraiment position. Elle chante beaucoup les valeurs de l’époque. Elle chante que la femme est la cuisinière, que le mari va travailler, toutes les étapes pour une jeune fille qui veut se marier. La vie de son époque.

Pendant deux ans j’ai fait mes recherches. Je découvre vraiment qui était la Bolduc comme chanteuse, comme compositrice, aussi comme femme et comme mère.

J’ai appris douze chansons. On a fait un disque qui se place très bien dans les classements dés sa sortie. Quand le tournage a commencé j’étais prête. J’attendais vraiment ce grand moment avec impatience. Il y a eu toutes sortes de rebondissements pendant ces deux ans d’attente. Car un producteur a déposé un autre projet avec une autre actrice à la Sodec (organisme de financement du cinéma et de la culture au Québec) pour une histoire de la Bolduc.

Leur projet était nettement moins avancé que le notre. Mais du coup, il y a eu quand même eu une sorte de course aux financements. Il a fallut refaire un dépôt. Et donc tu peux imaginer que j’avais vraiment peur que le projet n’aboutisse pas. Tout pouvait me filer entre les doigts. Rien n’était véritablement acquis. Alors que déjà les medias annonçaient que j’allais incarner la Bolduc dans un long métrage !

Je l’ai aimée et tellement attendue ma Bolduc. Le premier jour du tournage je n’y croyais toujours pas. Je disais à ma blonde « Tu sais, tant que je n’ai pas la perruque sur la tête je ne vais pas y croire. » En fait ce n’est pas une perruque ce sont mes cheveux, mais j’attendais la première séance de maquillage avec une belle impatience. C’était vraiment la première fois que je vivais cette notion qu’un projet d’envergure n’est jamais acquis. Et c’est parti. On a tourné 25 jours sur un mois et demi. 15 à 18 heures par jour.

Tu avais écouté et regardé tout sur la Bolduc ?

On ne connaît pas d’archives filmées ou l’on voit la Bolduc bouger ou chanter. On a des photos, des enregistrements et des disques mais pas de film. C’est également à ma connaissance le premier long métrage sur cette grande dame québécoise. À l’époque c’est radio Canada qui avait le monopole et qui a snobé la Bolduc. Il n’y a pas d’interviews radio ni télévisés. J’en ai vraiment cherché. La journaliste Monique Giroux m’a aidé à chercher, mais elle n’a rien trouvé. C’est par ses chansons que je me suis rapproché d’elle, que j’ai compris son souffle, sa joie de vivre, sa façon de raconter. Mais je n’ai jamais voulu l’imiter. Je ne suis en rien imitatrice.

 Les acteurs Debbie Lynch-White, Émile Proulx-Cloutier et Rose-Marie Perreault, qui interprète Denise Bolduc, une des premières filles du couple, ainsi que le réalisateur François Bouvier.

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

 

On parle d’un petit budget de 5.7 Millions ? Ce qui s’est ressenti entre autres sur deux moments forts de la vie de Mary Travers : son accident de voiture et après sa convalescence et son apparition sur son balcon devant un public incroyablement nombreux ?

Pour l’accident de voiture le budget n’a pas permis de faire ce que le réalisateur avait pensé. Les producteurs pour réduire les coûts avaient alors imaginé que l’on entende à la radio l’annonce de l’accident. Mais pour finir on a tourné l’événement. C’est le tournant de sa carrière.

Quand elle a chanté sur son balcon, pour son retour, dans la réalité on parle de plus de 2500 personnes qui l’attentaient en bas de chez elle. Nous c’était 50 personnes que l’on déplaçait et qui changeaient de chapeaux (rires) Mais le résultat est correct. C’est la magie du cinéma contemporain.

Le tournage a été formidable. Je sentais que tout le monde y mettait tout son cœur.

Tout le monde travaillait dans un but commun. Parfois il peut y avoir des petites querelles… Des désaccords. Là, tout se résolvait facilement. C’était l’effet Bolduc. Elle mettait tout le monde de bonne humeur.

Il y a eu des jours, pour enregistrer les scènes de spectacles, on chantait la même chanson pendant des heures. La chanson te reste dans la tête et on a bien du fun.

Elle avait des bons textes qui racontaient des histoires. Tu as vraiment envie d’écouter chacune de ses chansons jusqu'à la fin.

Tu as vu le film terminé ?

J’ai fait de la post synchro, donc j’ai vu beaucoup de scènes mais pas le film dans son entier. Tout ce que j’ai vu est magnifique. Le directeur photo est écœurant (génial).

Verra-t-on le film en France ?

Je l’espère mais il faut dire que la Bolduc n’est pas très connue en France. On me dit qu’en Belgique elle était un peu connue.

J’ai des amis Français à qui lorsque j’ai dit que pour interpréter le rôle de la Bolduc j’avais travaillé pendant des heures ma turlutte. Forcement ils ont éclaté de rire. À chacun son vocabulaire.

Sérieusement, la Bolduc était impressionnante musicalement. Elle avait une longueur de souffle presque impossible à égaler.

Dans le film on entend tous les titres qui sont sur l’album sauf « Le jour de l’an » qui n’est que sur le disque. Dans le film des chansons sont faites en spectacle et on entend les autres en fond musical. Le son est vraiment excellent.

La trame du film ?

C’est l’histoire de la Bolduc vue au travers des yeux de sa fille ainée avec qui elle a été en chicane longtemps à cause que Denise s’était inscrite à un concours de chant national en cachette. Elle avait gagné. Mais ses parents n’avaient pas voulu qu’elle aille à la finale.

Son père ne voulait pas qu’elle ait une vie frivole comme sa mère. Il ne voulait pas se faire niaiser et rire de lui. Mary elle n’a rien dit car c’était le mari qui décidait dans ce temps là.

Elle a juste suivi. Mais cela a été le drame de leurs vies à ces deux là. Elles ne se sont plus parlées pendant longtemps.

C’est donc dans le film Denise qui raconte l’histoire de sa mère et de sa famille.

C’est la récitante de l’histoire. C’est au travers de l’amour qu’elle a pour sa mère, mais entaché par cette histoire de concours raté.

Quand le film commence Denise est dans sa vingtaine puis on retourne à son enfance. Je trouvais ce cheminement vraiment intéressant pour retracer l’histoire unique de cette femme. Denise l’a beaucoup vu en spectacle. Elle l’a même accompagné au piano. Elle a vue l’amour des gens pour sa mère. Elle a vécu sa carrière de très prés. Plus que les autres enfants et le reste de la famille.

Je pense que ça va être un beau film. On y a mis tout notre cœur.

Et que fais tu d’autre maintenant ?

Je suis retournée à l’université en automne 2017. J’ai commencé une maitrise en théâtre, à temps partiel, pour le plaisir. C’est sur 4 ans.

Je prépare également une pièce : Platonov de Tchékhov pour l’automne prochain.

Il y a aussi le projet d’animer une émission de radio et en ce moment j’écris un livre.

J’ai beaucoup d’énergie et je n’aime pas rester assis à rien faire (rires). Je dois le rendre en mars.

C’est la maison d’édition qui m’a approché en me disant « On n’aime bien ta façon de parler dans les entrevues que tu fais, ta façon de voir le monde. Est ce que tu écris ? » « Oui pour le plaisir » Et en fait je me suis dis que si je disais non à ça, j’allais le regretter longtemps… Et c’est parti.

Ce sont des chroniques sur ma vision de la vie, plein de sujets avec des anecdotes. C’est comme une jasette sans prétention.

Mais j’ai toujours eu le rêve de changer le monde. (rires). Comme je dis dans l’intro du livre : Si mes textes peuvent susciter des conversations le lundi matin à la machine à café, j’aurais atteint mon objectif. »

Il n’y a pas de titre, mais ce pourrait être « Bien trop jeune pour une bio ».

C’est une belle année qui s’en vient.

Mais il y a beaucoup de projets pour lesquels je n’ai pas encore la perruque sur la tête. (rires)

Une dernière question : si tu avais des musiciens québécois à nous recommander ?

Tu sais la musique traditionnelle ce n’est pas ma musique au quotidien. Alors j’en donnerai deux :

Emile Bilodeau

et Ariane Moffatt…

 

Le film est Sorti au Québec le 6 avril 2018

Durée : 1h43

Interprètes: Debbie Lynch-White, Émile Proulx-Cloutier,

Rose-Marie Perreault, Bianca Gervais, Serge Postigo,

Mylène Mackay, Paul Doucet.
Réalisateur: François Bouvier
Scénaristes: Frédéric Ouellet
Collaboration au scénario: Benjamin Alix
Producteurs: André Rouleau, Valérie d’Auteuil
Productrice associée: Brigitte Janson

Caramel film http://caramelfilms.com/portfolio/la-bolduc/

 

À lire et à écouter :

 

La Bolduc - Chanteuse Québécoise - Enregistrements 1929 - 1939 Silex/Mémoire 1994

 

Debbie Lynch-White Chante la Bolduc - Tandem.mu 2017

 

Lina Remon avec la collaboration de Jean-Pierre Joyal - Paroles et musiques - Madame Bolduc - 1993 Éditions Guérin Montréal

 

 

Pour écouter un bon nombre d'airs de la Bolduc , une seule adresse :

Le "virtuel Gramophone" et demandez lui : La Bolduc... Tout est la : CLIC

 

le Musée "la bolduc" ( Fermé actuellement, avec la sortie du film peut être va-t-il renaitre ?)

https://www.labolduc.qc.ca/

 

Mais que dit la presse Québecoise :

“Le film La Bolduc a connu un bon départ pour sa première fin de semaine en salle, se hissant au sommet du box-office québécois.

Présenté sur 94 écrans dans la province, le drame biographique mettant en vedette Debbie Lynch-White dans le rôle de la célèbre chansonnière gaspésienne Mary Travers a récolté des recettes de 541 928 $ lors de ses trois premiers jours à l’affiche, selon les chiffres de l’agence Cinéac.

Il s’agit du meilleur démarrage pour un film québécois jusqu’à maintenant en 2018, devant le drame historique Hochelaga, terre des âmes qui avait amassé 167 427 $ en trois jours sur une trentaine d’écrans lors de sa sortie en salle, en janvier.

Un exploit :

La Bolduc peut aussi se vanter d’avoir réussi à devancer de grosses pointures hollywoodiennes au box-office. Le film réalisé par François Bouvier a non seulement détrôné le film de science-fiction Player One de Steven Spielberg, mais il a aussi réussi à faire mieux que le très populaire Black Panther et le thriller d’horreur Un coin tranquille, champion du box-office nord-américain au terme du week-end dernier.”

Le journal de Montréal - Vendredi 13 Avril 2018

Une cinéphile :

Et une petite polémique :

http://www.journaldemontreal.com/2018/04/09/le-cote-sombre-de-la-bolduc

 

Suite des partitions :

La Grocerie du coin

 Si vous avez une fille qui veut se marier