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Des mondes de musiques

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Jouer la musique de l’autre ?

« Touche pas à la musique de mon pote » ou « Touche pas à ma musique, mon pote » ?

Par Étienne Bours

Dernièrement, un jeune musicien, qui joue dans deux fanfares, l’une type Balkans et l’autre klezmer, me disait : « Difficile de savoir qui a le droit ou pas de se réclamer du club des « musiques du monde », et peu importe à quel degré tel ou tel style, qu’un artiste ou un autre s’approprie, touche ou non à des traditions, d’où qu’elles soient ». Waouw…. ! C’était lors d’un échange par mail, j’ai relu cette phrase dix fois, je me suis resservi un café fort, je suis sorti marcher quelques kilomètres puis j’ai encore relu. Et je me suis dit « bon sang voilà qui pose toutes les questions des musiques du monde, voire même de toutes les musiques ». Une petite phrase et tout est dit ; surtout à cause de ce verbe « s’approprier ». Le fameux club des musiques du monde et ceux qui s’en improvisent gardiens, voire même videurs, nous en avons déjà débattu et j’en débattais d’ailleurs avec ce jeune accordéoniste. Mais c’est en me disant que des musiciens s’approprient tel ou tel style, touchant ou non à une tradition, qu’il a réveillé en moi une réflexion qui mérite débats, colloques, réunions internationales et empoignades diverses. Et qui fait terriblement écho à l’article « Open-bar sur les musiques traditionnelles » de Philippe Krümm.

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Open-Bar sur les musiques traditionnelles

La tradition appartient à celui qui la vend !

Par Philippe Krümm

Amusant ! Il y a quelques années, dans l’édito de Mondomix Papier N°3 (Mai 2003), je m’insurgeais contre le fait, qu’allégrement, les musiciens, Trad’ pour certains, déposaient les musiques du domaine publique sous leurs noms.

Facile alors de devenir compositeur.

Aujourd’hui, toutes ces musiques vont pour la plupart disparaître dans les océans musicaux des sites de streaming.

Ils vont s’endormir là, jusqu’à un hypothétique réveil, mais sous le nom usurpé de leur nouveau « créateur ».

Oh ! En parlant streaming, en ce moment il y a un débat qui me fait sourire : Imaginez que notre Maitre à tous « Pascal Nègre » part en guerre contre les paiements ridicules des artistes par les différentes plateformes.

Il a une idée qui est intéressante, mais souvenons nous qu’il n’y a pas si longtemps, le même Pascal Nègre, alors grand Manitou d’Universal, avait été le chef de file de ceux qui ne croyaient absolument pas à la vente de musique en ligne et qui donc, par leurs refus de voir l’évidence, laissèrent les sites définir des tarifs qui furent évidement trop faibles et qu’ils combattent aujourd’hui.

Vas y Pascal ! Vas y ! …On est avec toi !!!

On ne peut qu'applaudir, mais c'est une autre histoire,  quand tu dis :

« On va favoriser les musiques écoutées par les moins de 25 ans, mais on va tuer la monétisation de la world music, du jazz, de la musique classique, de la chanson française, des fonds de catalogues français... »

 

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I Hate World Music

That's probably one of the perverse reasons I have been asked to write about it

Crossing Music's Borders: The New York Times, October 3, 1999 
By David Byrne

The term is a catchall that commonly refers to non-Western music of any and all sorts, popular music, traditional music and even classical music.

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Musiques du monde… avec ou sans tout le monde ?

On le dit de plus en plus souvent, même parmi les passionnés et les professionnels des musiques du monde, personne n’aime cette appellation « musique du monde » ou world music puisque c’est de cela qu’il s’agit.

Etienne Bours

En 1999 déjà, David Byrne écrivait pour le New York Times un article intitulé « I hate world music ». Alors pourquoi dire le contraire puisqu’il est de bon ton de ne pas aimer ce grand fourre-tout, ce « catchall » comme l’écrivait Byrne.

Pour Lire l'article de David Byrne :  "I Hate World Music" paru dans le New York Times du 3 Octobre 1999 :  CLIC-ICI

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