Aller au contenu
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies notamment pour réaliser des statistiques de visites afin d’optimiser la fonctionnalité du site.
Des mondes de musiques

 En lisant avec gourmandise les articles de 5planètes.com, vous pouvez écouter Canal Breizh, en cliquant sur le logo.

PUBLICITÉ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

ÉMILE VACHER

Il est né le divin enfant, Jouez hautbois, résonnez musettes !

Philippe Krümm

Texte extrait du livret double CD/62 pages : 46Éditions / L’Autre Distribution - Sortie le 21 Juin 2019

 

« Bonjour Émile Vacher, où êtes-vous né ?

À Tours le 7 mai 1883.

Vous n’avez jamais connu votre père ?

Non ! Tu sais, à l’époque, les gens de la haute employaient des jeunes femmes principalement Bretonnes pour effectuer leurs taches quotidiennes. Mon histoire commence mal. Ma mère c’était une Guilloux. Une bretonne de Plumelec dans le Morbihan. (1861-1932)

Marie-Anne ma future maman à dix huit ans quand elle est placée comme servante chez un « Monsieur », un Nobliau Tourangeau. La place était bonne. Mais elle était jolie ma maman. Elle avait tout ce qui fallait pour attirer la progéniture de la famille à particule et surtout elle ne voyait pas malice. Ce qui fait que deux ans plus tard elle se retrouva enceinte… Et à la porte!

L’homme de bien la gardé presque jusqu’au bout. Ma mère avait réussi à ne rien laisser paraître. Mais le jour où j’ai commencé à vouloir goûter d’la vie, il l’a chassé. Le sympathique bonhomme. On a bien le droit de s’amuser ... C’est pas pour avoir des emmerdes.

Alors elle s’est retrouvée sans rien, chez les ursulines et c’est là que je suis né à Tours. En pleine forme que j’étais. En plus j’imaginais pas la galère où était ma jolie maman. Elle est restée quelques temps à donner un coup de main aux « bibines » puis un jour on lui a proposé de monter à Paris pour travailler à faire de la Charpie. Et ouais ! On ne connaissait pas encore le coton alors il fallait débiter des linges en longues bande étroites » C’est là qu’elle a connu, mon nouveau père : Louis Vacher (1864 -1932). Il venait réparer les vélos des sœurs et forcement il n’a pas été insensible au minois de la nouvelle venue.

Cette fois le choix était le bon, aussi pour moi. Ils se sont mariés et il m’a adopté (24 Juin 1893). C’est là que je suis devenu un "Vacher". Il a préféré mon deuxième prénom : Émile plutôt que celui d’Adolphe, faut dire qu’il a eu le nez fin quand tu vois le Boche à moustache qui nous a sauté dessus quelques dizaines d’années plus tard. Et puis Mimile c’est un prénom bien populaire. Non ? Louis Vacher c’est mon vrai père, celui qui m’a tout donné : un prénom, un nom, le goût de la musique… »

 

 

La première photo d’Émile - Les ursulines à Paris ont eu un « béguin » pour le petit Émile et elles offrirent à Marie-Anne ( sa maman) une séance photo pour son fils.

Collection Philippe Krümm

 

Extrait de l’acte de naissance d’Adolphe Émile Guilloux

« L’an mil huit cent quatre-vingt-trois, le huit mai, à onze heures trois quarts du matin, par devant nous, Adjoint au maire de Tours, Officier de l’état civil soussigné, dûment délégué, est comparu : Crescent Robert, âgé de cinquante-neuf ans et Jacques Vital, âgé de quarante-huit ans, employés à l’hospice général de cette ville, y demeurant, lesquels nous ont déclaré que Marie-Anne Guilloux, âgée de vingt-un ans révolus, domestique, célibataire, domiciliée à Tours, rue Colbert, N°78, née à Plumelec (Morbihan) : est accouchée hier à huit heures du soir à la maternité de l’hospice de cette ville, d’un enfant de sexe masculin, et auquel enfant dont le père est inconnu, on a donné les prénoms de Adolphe Émile. »

Marie-Anne voulu abandonner son bébé, mais sous la pression positive des ursulines lui promettant de s’occuper d’elle, elle décida, vingt jours plus tard, de reconnaître son enfant :

« Par acte dressé en cette mairie le vingt-huit mai mil huit cent quatre-vingt-trois, l’enfant enregistré ci-contre a été reconnu par Marie-Anne Guilloux, domestique, célibataire, demeurant à Tours , rue Colbert, N° 78. »

 Le 78 rue Colbert à Tours aujourd’hui - photo Philippe Krümm

 

En Hommage à Emile Vacher

Le 21 juin distribués par "L'AUTRE DISTRIBUTION" un vinyle ( gatefold) et un double CD (Madiabook) - Livret de 62 pages

 

 

Double CD (MédiaBook) - Livret 62 pages.

 

 

 

Vinyle (Gatefold) 15 inédits d'Émile Vacher