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Des mondes de musiques

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Olivier Sulpice

La passion du banjo à 4 cordes !

Gérard Viel

Une vie avec 4 cordes !

 

Rencontre avec Olivier Sulpice et son banjo ténor

Comment s’est fait ta rencontre avec le banjo ?

A l’adolescence, à 15 ans, j’apprenais la guitare classique dans une petite école de musique des Yvelines, un ami breton m’a invité une semaine dans la maison secondaire de ses parents, à Rosporden, et m’a fait découvrir Stivell, An Triskell, Tri Yann et surtout les Pogues. C’est le son du banjo 5 cordes de ce groupe qui m’a ému. Un an plus tard, je suis allé en Irlande, c’est là que j’ai compris que pour jouer des reels et des jigs, il fallait un quatre cordes.

Qu’est-ce qui te touche le plus dans cet instrument ?

Le son, différent de celui de la guitare, plus percussif et pour moi plus émouvant. Souvent quand je dis aux gens que je joue du banjo, ils disent « oh c’est rigolo ! »,mais pour moi le banjo est largement aussi mélancolique et profond que gai et enjoué.

Quel est ton parcours musical ?

Entre 12 et 16 ans apprentissage de la guitare classique, mais pas au conservatoire, puis de 15 à 16 ans : banjo 5 cordes, morceaux des Pogues, du bluegrass et à partir de 16 ans : débuts au banjo ténor, apprentissage de façon autodidacte, il n’y avait pas le choix, et pas youtube ! Premières sessions irlandaises vers 18 ans, rencontre au lycée avec le violoniste Simon Mimoun, avec lui je formerai mon premier groupe de musique irlandaise « Wood Spoon » puis « Debout sur le zinc » avec qui je me professionnalise en 1998. Depuis une dizaine d’années outre la chanson française et la musique irlandaise, je fais danser les gens avec la musique auvergnate pour laquelle j’ai eu un énorme coup de cœur, au sein des formations « Flor de zinc » « Bougnat sound » et « le Trio des barreaux verts ». Je fais aussi un peu de musique bretonne avec « Tizhde’i » et « Le Vilain Supplice »

Peux tu nous présenter le banjo ténor sur lequel tu joues ?

Je joue sur un banjo 4 cordes de la marque OME, fabriqué en 1985, donc récent. Je l’accorde à l’irlandaise, GDAE, alors que la façon standard d’accorder le banjo ténor est CGDA.

Comment sonorises tu ton banjo en concert ?

J’utilise un micro pour sonoriser les toms de batterie, un Sennheiser 904, que je fixe dans le résonateur.

Quelles sont les passerelles entre Debout sur le Zinc et le répertoire de ton album « banjo ténor »

Debout sur le zinc au début utilisait beaucoup la musique traditionnelle pour habiller ses chansons. La musique klezmer, le chaabi, et la musique irlandaise, entre autre. Avec le temps est resté la patte sonore, mais les mélodies traditionnelles sont moins présentes. IL n’y a donc pas vraiment de passerelles entre les deux univers, avec ce groupe, j’accompagne des chansons, je suis au service du texte, dans le disque banjo, je fais de la musique à danser. Par contre ma façon de jouer est forgée par mes expériences musicales. Avec Debout sur le Zinc, je joue avec un petit swing irlandais et l’expérience acquise dans ce groupe m’aide à arranger les airs trads que je joue avec mes invités.

Quel est le répertoire musical ou tu te sens le plus à l’aise ?

Depuis 10 ans, la musique du Massif Central, c’est celle que je pratique et que j’écoute le plus souvent. J’ai la chance de jouer avec les grands connaisseurs que sont Michel Esbelin ou Julien Barbances, sans oublier les accordéonistes Ludovic Rio, Loic Etienne ou Claude Quintard, ça aide à rester sur les rails de jouer ce répertoire avec des gens qui ont autant de style.

Comment as tu travaillé pour le choix du répertoire de ton album ?

J’ai voulu enregistrer une grande partie de la musique qui m’anime depuis maintenant 30 ans. La musique irlandaise, bretonne, auvergnate, le folk, le musette. J’aurai pu aussi aller taper dans le chaabi, le klezmzer, la chanson, mais on ne peut pas tout faire.

Comment as tu choisi les musiciens qui t’accompagnent sur cet album ?

Je ne savais pas trop combien de temps ça allait me prendre de préparer et d’enregistrer ce disque,  j’ai donc  choisi d’inviter les musiciens avec lesquels je vivais de belles aventures musicales et habitaient dans ma région (parisienne), mais pour le prochain volume, qui sait, je n’hésiterai pas à faire appel à d’autres musiciens et à provoquer les rencontres.

Comment s’est passé l’enregistrement ?

C’est Jacques Lanfranchi (AEPM) à la demande de Bémol Productions qui ont permis la réalisation de cet album. Il a été  enregistré dans son studio en Bourgogne près de Tournus. En condition studio donc. Il y a eu quelques rerecording, mais beaucoup de prises live aussi. J’avais déjà enregistré avec Jacques, le deuxième album de Flor de zinc pour Buda Musique, je me sentais comme à la maison.

Quels sont les groupes ou artistes qui ont marqué ta vie et peut être ta carrière ?

The Pogues, pour le banjo mais aussi la poésie des textes de Shane Mac Gowan et l’amour de l’Irlande. Puis “After the break” de Planxty. Pour la musique bretonne, Skolvan et Skeduz .Pour la chanson française les Têtes Raides et bien avant Brassens et Brel. J’aime aussi beaucoup le reggae et le hip hop, les disques paris musette, et après pour la musique du Centre France, Blowzabella et La Machine, dans un premier temps, puis tout ce qu’ont fait des gens comme Michel Esbelin, Hervé Capel, les Brayauds. Je suis bien sûr loin d’avoir citer tout le monde….

Tu dois partir seul sur une île déserte quel est l’album que tu vas emporter ?

Peut-être le premier disque de Loaned Fall, ( https://loenedfall.jimdo.com/ ) car c’est au final la musique et le chant breton qui me font le plus vibrer.

Contact : http://www.bemolvpc.com/