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Des mondes de musiques

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Rencontre avec le groupe gagnant de la second édition du Défi Folk Trad World de Musikensaire

Bienvenue au quartet Horzines Stara

Gérard Viel

Le dimanche 2 septembre dernier, l’association normande Musik en Saire, a organisé la seconde édition du Grand défi « Folk-Trad -world», ouvert aux groupes Folk et Trad de Normandie, dans le cadre de son festival consacré à la scène musicale normande. Une scène couverte sur le magnifique port de Barfleur, une régie professionnelle avec techniciens, un public nombreux pour découvrir les 4 groupes sélectionnés : Swinggrass, Horzines Stara, The National Wood Band Wood, Faboulus All Strings Band.

Rencontre avec le groupe qui a fait l’unanimité du jury : Horzines Stara de la région caennaise. Un quartet à suivre !

Que veut dire Horzines Stara ?

Horzines Stara, c’est les vieilles étrangères, un mélange de Normand et Polonais : les Horzines se sont les étrangères et Stara c’est vieilles.

Comment est née l’aventure de votre groupe ?

Un long cheminement : on a commencé à chanter à trois avec Marceline, Laura et Miléna quand on s’est rencontrées au lycée il y a 7 ans. On a d’abord formé un premier projet qui s’appelait Worshipped Pheasant, c’est ainsi que nous avons composé nos premiers morceaux, avec une formation violoncelle, guitare, accordéon, trois voix et percussions; qui ne nous a plus quittée. On a petit à petit évolué, et on est arrivées au bout de notre premier travail, c’est à ce moment qu’est né Horzines Stara, avec l’envie de composer de nouveaux morceaux, et crée notre une nouvelle atmosphère musicale.

Quel est le parcours des membres du groupe ?

Elise vient de la danse orientale et du groupe Mado et les frères Pinard, dans lequel elle a commencé son travail de percussions. Miléna vient du classique, où elle a appris le violoncelle et le chant lyrique. Elle a fait partie de plusieurs groupes de musiques actuelles et elle aime enregistrer pour d’autres (Bud, Jahen Oarsman …) Marceline alterne depuis plusieurs années, entre formation musicale scolaire, et sa participation à plusieurs ensembles et groupes. Elle est à l’origine de plusieurs projets (Made in Calva, Stradibalius, etc.) Laura commence par apprendre la guitare, et explore la voix à travers Worshipped Pheasant et plusieurs expériences en chorale.

Comment pourriez-vous définir votre musique ?

Nous imaginons notre musique comme une fresque poétique. Le moment du concert est un chemin à travers elle. On aime bien les formats longs, plutôt 5 ou 6 min, qui laissent le temps de s’imprégner et d’explorer pour nous différentes variations. Nous avons différentes influences : Dakhabrakha, Patti Smith, Lhasa de Sela; pour les textes de certaines de nos chansons les poètes surréalistes nous inspirent : Roger Gilbert Lecomte, René Char, Henri Michaux, etc. Ce qui est important aussi c’est de chanter à trois voix, on construit avant tout autour d’harmonies vocales.

Au regard de votre âge, comment se fait-il que vous soyez intéressées par la musique trad, folk ?

Il y a les racines, la famille, on est normandes avec des origines ukrainiennes, italiennes et andalouses. Après il y a les voyages : Laura a vécu un an en Pologne, cela nous a beaucoup rapprochées de la musique d’Europe de l’Est, on y est allées ensembles ensuite, c’est là bas qu’est né Oshoï, dans le parc de Wrzeszcz (Gdansk) ! Marceline joue aussi dans les bals folks avec son autre groupe, Elise a côtoyé les rythmes des Balkans.

 Quel regard portez-vous sur les musiques traditionnelles en France ?

C’est un milieu bien à lui, il y a toute une microsociété, avec plein de jeunes qui composent, pour nous elles se modernisent, et sont un peu « nouvellement traditionnelles ». Et en même temps le vieux répertoire au fil des années s’est transmis. D’ailleurs on aimerait beaucoup se pencher sur le répertoire normand, parce qu’on connaît presque plus le répertoire traditionnel polonais que notre propre répertoire !

Qu’est-ce que cela représente pour vous d’avoir gagné le tremplin MusikenSaire 2018 ?

C’est une surprise, et ça porte bien son nom, on pourrait même dire que ça nous « trempline » dans le monde folk trad qui a l’air bien dynamique dans la Manche !

Comment envisagez-vous l’avenir de Horzines Stara ?

Actuellement nous avons plus de temps pour travailler, et l’envie d’avancer ensemble avec ce projet. Nous travaillons sur la réalisation d’un clip, des résidences et des concerts : c’est notre programme !

Pouvez-vous nous préciser le groupe que chacune vous adorez sans limite ?

Laura : Dikanda

Marceline : Ranjani et Gayatri au Darbar Festival

Elise : The Specials

Miléna : Lhasa de Sela

Contact : horzines.stara@gmail.com

Tel : Elise / 07.83.04.01.64

https://fr-fr.facebook.com/HorzinesStara/